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’humanité a déjà dépassé 6 des 9 limites planétaires définissant les conditions d’un développement sûr tant du point de vue de la durabilité des ressources naturelles que des services écosystémiques.

Transition écologique : allons-y sans faux-pas !


La transition écologique est nécessaire et urgente. Dans la tribune qu’il a écrit pour le Monde (24 octobre), M. Vigier semble avoir compris que nous sommes entrés dans une phase où le climat se dérègle, avec une augmentation des événements extrêmes qui nécessitent de mettre en place des mécanismes pour protéger les populations. C’est déjà mieux que le « qui pouvait prévoir » dont il nous gratifiait lors des dernières inondations.

Il n’a cependant pas pris la mesure de la situation dans laquelle nous sommes (voir graphique ci-contre).

Si la priorité est de protéger ce qui n’est pas encore dégradé, cela ne suffira pas. Il va falloir changer nos modes de vie. Il est des cas où ce sera facile et plaisant d’accompagner ces enfants en allant à pied ou à vélo à l’école ou au travail. Et d’autres ou cela nécessitera d’avoir plus et mieux en matière de transports en commun (coucou aux habitants de Montjay et des Hauts de Bures qui se voient sans transport en commun le week-end) ou de rehabiliter, d’adapter et de protéger : il y a du boulot et cela coûte effectivement cher…

M. Vigier explique qu’il faudrait faire des travaux pour protéger des inondations des habitants qui ont déjà été inondés deux fois en 10 ans. Cela demande à être précisé : les bassins de retenue et les ouvrages de rétention des crues ne sont pas des solutions qui permettront d’éviter les inondations à venir tant les évènements peuvent être extrêmes, localisés et de natures différentes : crues, ruissellement… Les hydrogéologues sont très clairs : il faut quitter les zones inondables ou adapter les logements pour être à même de vivre avec l’eau.

Des travaux ciblés donc, évitant soigneusement d’artificialiser et imperméabiliser des terres ce qui participent des problèmes rencontrés. Est-ce la logique à l’œuvre sur le Plateau de Saclay ? Non, on y détruit des terres agricoles, on compromet les derniers corridors écologiques vitaux pour la survie de populations de plantes, d’insectes et d’animaux sauvages présents dans ces espaces naturels et forestiers et on minéralise et imperméabilise à tout va. Voilà qui devrait inquiéter le maire d’une commune située en contrebas ; « Qui pouvait prévoir ? »

C’est là qu’il faudrait demander à arrêter les constructions et à rediriger l’argent vers la transition. À moins que la transition ne soit qu’un trompe l’œil, un moyen de communication pour obtenir une plus grande liberté d’emprunt, une réduction du contrôle financier et une augmentation des crédits étatiques qui proviennent de nos impôts sans augmentation des impôts locaux…

Soyons honnête, travaillons tous ensemble sur ces sujets et construisons un plan pour Bures sans essayer de sombrer dans la facilité consistant à trouver un autre responsable. Après 18 ans de gouvernance Vigier, quel avancement de la transition écologique ?

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