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Klopfer, McKinsey… Stop à la politique de cabinets…

Pour tout projet d’envergure, les villes s’appuient sur des expertises de cabinets privés complémentaires aux compétences municipales, pour établir des diagnostics financiers, humains, environnementaux et des projections pour aider la décision politique.

Ainsi, Bures a souvent recours au cabinet Klopfer, spécialisé en politique publique. Alors qu’une étude de ce cabinet indiquait en 2014 que l’investissement ne devait pas excéder 8M€, ce ne sont pas moins de 9M€ qui ont été ensuite engagés sans ressource supplémentaire, ce qui a abouti en 2020 à la situation financière catastrophique que tout le monde connaît, et ses coupes financières, notamment périscolaires et associatives. Comme les économies étaient insuffisantes, une autre étude du même cabinet a été diligentée et présentée lors du dernier débat d’orientation budgétaire. On a ainsi appris que le transfert de la voirie à l’agglomération en 2014 était une opération très avantageuse, mais que la récupération de la voirie par la ville en 2022 était encore plus rentable financièrement à court terme. Incohérent politiquement, mais une aubaine pour récupérer beaucoup d’argent frais et donner le change sur le taux d’endettement de la ville.

Pourtant, si l’argent manque pour la commune, il ne manque pas pour tout le monde. Si certaines études sont nécessaires, le maire a désormais recours à ses cabinets préférés pour tout et n’importe quoi (finance, recrutement, animation…), notamment pour trouver des astuces budgétaires chèrement payées pour pallier un déficit structurel chronique. Bures a ainsi consacré aux cabinets privés jusqu’à 4,5% de ses recettes annuelles, plus de 700000€ en 2017 ! Autant d’argent qui manque pour le périscolaire ou la rénovation du centre de loisirs du Parc, que le maire a définitivement décidé d’abandonner…

Au-delà de la tristesse de voir nos compétences municipales et l’intelligence collective moins sollicitées, remplacées trop souvent par ces coûteuses études, plusieurs questions se posent : pour quel coût ? sur quoi ont-elles porté ? pour quelles conclusions ? à quelles décisions ont-elles abouti ? Il est anormal qu’il n’y ait pas de réponses à ces questions légitimes, car ces études nous concernent et sont payées avec notre argent. Nous demandons donc qu’elles soient toutes rendues publiques, non pas une fois que les projets sont achevés, mais dès leur réception. La publicité est la seule façon de comprendre la politique publique actuelle plutôt opaque de la majorité.

Cette manière de faire de la politique ne vous rappelle rien ? Sur la même période, ce sont 2 milliards de nos impôts qui sont allés directement dans la poche de McKinsey (l’ancienne entreprise de notre député Paul Midy). A Bures comme ailleurs, cet argent ne serait-il pas mieux employé à renforcer les services publics et pour servir la transition écologique ?

Pour aller plus loin sur le recours abusif aux cabinets privées : https://vu.fr/senat-mckinsey

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